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se subdivisent en sous-niveaux d'énergie
où
est la fréquence cyclotron.
Ces niveaux - les niveaux de Landau - sont dégénérés
fois. Leur taux d'occupation est donné
par le facteur de remplissage
qui est
fonction de la densité d'électrons dans le puits
quantique et de la grandeur du champ magnétique. Lorsque
le champ magnétique est varié de façon à
modifier le facteur de remplissage, on observe que la conductivité
de Hall présente une série de plateaux à
des valeurs très précises données par
.
Cette quantification de la conductivité (et donc de la
résistance) de Hall est l'effet Hall quantique. Dans l'effet
Hall quantique dit " intégral ",
alors que dans l'effet Hall quantique dit " fractionnaire ",
la quantification de la conductivité est aussi observée
à une série de fractions telles
etc.
,
bien que certaines difficultés persistent dans l'analyse
des résultats. D'un point de vue théorique (et pour
faire le lien avec les mesures expérimentales), il est
essentiel de pouvoir bénéficier d'une théorie
permettant d'expliquer la conductivité électrique
et l'absorption optique du cristal de Wigner ainsi que son diagramme
de phase.
, les
électrons forment un état ferromagnétique
dans lequel tous les spins électroniques pointent dans
la direction du champ magnétique transverse (état
de spin " up "). Le niveau de Landau le plus
bas, lorsque l'on considère explicitement le spin, est
donc un état d'électrons de spin up alors que le
niveau d'énergie immédiatement supérieure
est un état de spin " down " (orientation
opposée au champ magnétique). Comme le niveau le
plus bas est entièrement rempli, un électron ne
peut monter au niveau supérieur qu'en inversant son spin
et que s'il possède une énergie équivalente
au gap d'énergie entre ces deux niveaux. Dans une approche
simpliste où l'on néglige l'interaction coulombienne,
ce gap d'énergie n'est autre que le gap Zeeman. Lorsque
l'on tient compte de l'interaction coulombienne, toutefois, on
peut démontrer que l'excitation de plus basse énergie
ne correspond pas à un simple renversement d'un spin mais
plutôt à une excitation où le spin renversé
provoque le renversement partiel de tous les autres spin donnant
ainsi au GE2D une texture magnétique appelée skyrmion.
Notons que l'ensemble de cette texture représente l'excitation
d'un électron. Elle se comporte donc comme une quasiparticule
chargée et elle joue un rôle important dans la physique
de l'effet Hall quantique autour de
.
L'excitation " skyrmion " est dite topologique
parce qu'elle se comporte à la façon d'un noeud
dans une corde i.e. elle ne peut être " défaite "
par une transformation continue.
, on excite une
densité finie de skyrmions. Si la température est
suffisamment basse, ces skyrmions cristallisent pour former un
" cristal de Skyrme ", un cristal dans lequel
chaque cellule unitaire est occupée par un ou plusieurs
skyrmions. Comme chaque skyrmion correspond au renversement de
plusieurs spins, la polarisation du gaz dans le cristal de Skyrmion
peut être beaucoup plus petite que celle de l'état
ferromagnétique à
. Une
rapide dépolarisation du GE2D a été détectée
expérimentalement autour de
, mettant
ainsi en évidence la pertinence du concept de skyrmion
dans l'effet Hall quantique.
en incluant le couplage Zeeman et l'énergie d'interaction
entre charges topologiques dans le but de comparer le gap d'activation
prévu par la théorie avec celui mesuré expérimentalement.
et calculer la dépolarisation
apportée par les skyrmions en fonction du facteur de remplissage
de façon à pouvoir comparer avec la dépolarisation
mesurée expérimentalement. Déterminer l'importance
des fluctuations quantiques pour décider si la phase cristalline
est stable ou non.