Le marché du travail en physique
Les physiciens et physiciennes oeuvrent principalement dans
la recherche et l'enseignement. La recherche au sein d'entreprises prend de
plus en plus d'importance, étant donné le développement
rapide des nouvelles technologies et la formation particulièrement favorable
des physiciens et physiciennes à cet égard. Aux États-Unis,
les physiciens sont les scientifiques les mieux payés en moyenne, comme
en témoigne cet extrait de APS News (salaires en dollars US) :

Les compétences du physicien sont très recherchées
dans les domaines de haute technologie, tels que la microélectronique et
la photonique :
- la conception des dispositifs modernes requiert des connaissances solides
en mécanique quantique, en physique statistique et en optique, qui
sont au cur de la formation de base du physicien.
- la modélisation numérique de systèmes physiques joue
également un rôle clé dans l'étude des matériaux
et la mise au point des composants.
- les finissants du baccalauréat en physique trouvent de plus en plus
facilement un emploi dans l'industrie de la microélectronique et de
la photonique.
- la maîtrise et le doctorat en physique permettent de participer activement
au développement de nouveaux matériaux et dispositifs, dans
ces secteurs porteurs, d'importance stratégique pour le développement
de notre société.
- la demande en personnel spécialisé dans ces secteurs va s'accroître
fortement dans les prochaines années; dans les conditions actuelles,
les universités canadiennes ne répondent qu'à 25 ou 30%
des besoins en diplômés.
Les finissants du baccauréat en physique de l'Université
de Sherbrooke sont particulièrement bien placés pour répondre
à cette forte demande, en raison du régime coopératif et
du module optionnel en micro-électronique.
Bien sûr, une activité de recherche nécéssite
une formation de chercheur, et c'est pourquoi la majorité des physiciens
et physiciennes choisit, après le baccalauréat, de faire une maîtrise.
La situation des finissants du baccalauréat en physique de l'Université
de Sherbrooke des trois dernières années, un an après leur
bac, était la suivante:
- 18% avaient choisi le marché du travail après leur bac (et
avaient un emploi)
- 28% avaient entrepris une maîtrise en physique
- 41% avaient entrepris une maîtrise dans un autre domaine des sciences
ou du génie
- 13% fréquentaient un autre programme universitaire.
Même parmi les étudiants qui choisissent de ne pas faire de maîtrise,
l'offre d'emploi est considérable dans le domaine des hautes technologies.
Certains étudiants ont un emploi garanti avant même de terminer
leur baccalauréat, souvent en lien avec un stage qu'ils ont effectué
dans le cadre du régime coopératif. Parmi les finissants des programmes
de maîtrise et de doctorat, les possibilités de travail en recherche
industrielle sont encore plus nombreuses, et les conditions encore plus intéressantes.
L'enseignement collégial et universitaire est l'orientation
privilégiée par plusieurs étudiants. Une maîtrise
est en pratique requise pour l'enseignement collégial. Les collèges
québécois vont très bientôt faire face à une
importante vague de retraites, qui s'accompagnera sans doute d'une vague d'embauches.
Ceux qui désirent faire carrière au sein d'une université,
dans l'enseignement et la recherche, devront s'investir dans une formation plus
poussée, obtenir un doctorat et accomplir un stage de recherche postdoctoral.
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